Le décès de Mamie Jeanne
Quinze heures : Mamie Jeanne n’arrive pas . Surprenant ! Je pensais qu’elle viendrait ce dimanche . Mais , c’est vrai qu’elle est déjà venue la semaine dernière . Donc , finalement c’est normal . Je ne l’attends donc plus et vaque à mes occupations .
Lundi matin , je pars à l’école comme d’habitude ; Je dépose Céline à Tasmaniens et poursuis mon chemin avec Emilie jusqu’à Sellage
A onze heures , je vois monsieur le maire qui m’appelle dans la cour.
J’envoie donc mes élèves dehors avec un peu d’avance sur l’heure de la sortie . Pas grave ! C’est le début de l’année ; les enfants ont encore bien besoin d’avoir des temps libres .
Nous sommes en train de discuter , le maire et moi , à bâtons rompus , quand j’aperçois mon époux à la grille . Surprenant ! Il ne vient que très rarement et jamais pendant la classe . Il a l’air soucieux , mais bon !…..
Dès qu’il est un peu plus près , je me rends compte qu’il est très mal à l’aise et vu sa timidité , je pense que c’est le maire qui le gêne . Je le présente donc et lui dis ; « qu’est – ce qui t’amène de ces heures ? »
Tout penaud , il me répond de but en blanc que la mamie Jeanne est décédée .
Impossible ! Il y a erreur sur la personne . Je le lui explique d’ailleurs immédiatement : il ne peut que se tromper d’une génération . Il vient de rentrer dans la famille et ne sait sûrement pas encore bien le prénom de tout un chacun: « Mais non, tu veux dire la mémé Marthe ! »
Plus gêné que jamais , il confirme sa première version . C’est Jean – Yves qui vient de le prévenir . Sa mère est morte subitement dans la nuit . Hier soir , elle allait très bien elle a même fait la course avec le papi pour avoir le fauteuil qu’elle préférait . Puis elle s’est couchée dans la chambre de Marylène car elle dort si mal qu’elle empêche le papi de se reposer , alors depuis quelque temps ils font chambre à part . Son chapelet dans les mains , après sans doute de nombreuses prières , elle s’est endormie pour ne plus jamais se réveiller . Le matin , Jean – Yves l’a appelée pour qu’elle lui donne ses vêtements comme d’habitude . Comme elle ne venait pas , il est allé voir et l’a trouvée ainsi . Sur le coup , il a pensé qu’elle dormait encore . Le lit était pas à peine défait . Mamie Jeanne est morte sans souffrance . Pour nous tous , elle a eu la meilleure des morts . Pour elle , c’était la pire celle dont elle ne voulait pas , souhaitant pouvoir se préparer dignement à retrouver son créateur .
Si Dieu , il y avait , elle serait à ses côtés pour sûr , elle a tant cru en lui .
Pour moi , athée , pas de consolation . Ma belle – mère décédée , cela veut dire : La perte d’une amie mais aussi la perte de celle qui était la plus proche de Denis .
Je pense aussi à Céline . Pour ma fille , c’était la mémoire vivante de son père , le lien qui les unissait encore physiquement et aussi plus simplement , sa mamie , une mamie qui l’adorait et elle est encore bien petite , ma fille pour avoir ce genre de peine Malheureusement , je ne peux pas la protéger contre ça et je l’attends donc à l’arrêt du bus pour lui annoncer le drame .
Céline reste paralysée sur le coup , puis fond en larmes dans mes bras . Un de ses premiers gros chagrin ! Un de ceux que l’on partage mal , si tant est que l’on puisse en partager d’autres …….
Quinze heures : Mamie Jeanne n’arrive pas . Surprenant ! Je pensais qu’elle viendrait ce dimanche . Mais , c’est vrai qu’elle est déjà venue la semaine dernière . Donc , finalement c’est normal . Je ne l’attends donc plus et vaque à mes occupations .
Lundi matin , je pars à l’école comme d’habitude ; Je dépose Céline à Tasmaniens et poursuis mon chemin avec Emilie jusqu’à Sellage
A onze heures , je vois monsieur le maire qui m’appelle dans la cour.
J’envoie donc mes élèves dehors avec un peu d’avance sur l’heure de la sortie . Pas grave ! C’est le début de l’année ; les enfants ont encore bien besoin d’avoir des temps libres .
Nous sommes en train de discuter , le maire et moi , à bâtons rompus , quand j’aperçois mon époux à la grille . Surprenant ! Il ne vient que très rarement et jamais pendant la classe . Il a l’air soucieux , mais bon !…..
Dès qu’il est un peu plus près , je me rends compte qu’il est très mal à l’aise et vu sa timidité , je pense que c’est le maire qui le gêne . Je le présente donc et lui dis ; « qu’est – ce qui t’amène de ces heures ? »
Tout penaud , il me répond de but en blanc que la mamie Jeanne est décédée .
Impossible ! Il y a erreur sur la personne . Je le lui explique d’ailleurs immédiatement : il ne peut que se tromper d’une génération . Il vient de rentrer dans la famille et ne sait sûrement pas encore bien le prénom de tout un chacun: « Mais non, tu veux dire la mémé Marthe ! »
Plus gêné que jamais , il confirme sa première version . C’est Jean – Yves qui vient de le prévenir . Sa mère est morte subitement dans la nuit . Hier soir , elle allait très bien elle a même fait la course avec le papi pour avoir le fauteuil qu’elle préférait . Puis elle s’est couchée dans la chambre de Marylène car elle dort si mal qu’elle empêche le papi de se reposer , alors depuis quelque temps ils font chambre à part . Son chapelet dans les mains , après sans doute de nombreuses prières , elle s’est endormie pour ne plus jamais se réveiller . Le matin , Jean – Yves l’a appelée pour qu’elle lui donne ses vêtements comme d’habitude . Comme elle ne venait pas , il est allé voir et l’a trouvée ainsi . Sur le coup , il a pensé qu’elle dormait encore . Le lit était pas à peine défait . Mamie Jeanne est morte sans souffrance . Pour nous tous , elle a eu la meilleure des morts . Pour elle , c’était la pire celle dont elle ne voulait pas , souhaitant pouvoir se préparer dignement à retrouver son créateur .
Si Dieu , il y avait , elle serait à ses côtés pour sûr , elle a tant cru en lui .
Pour moi , athée , pas de consolation . Ma belle – mère décédée , cela veut dire : La perte d’une amie mais aussi la perte de celle qui était la plus proche de Denis .
Je pense aussi à Céline . Pour ma fille , c’était la mémoire vivante de son père , le lien qui les unissait encore physiquement et aussi plus simplement , sa mamie , une mamie qui l’adorait et elle est encore bien petite , ma fille pour avoir ce genre de peine Malheureusement , je ne peux pas la protéger contre ça et je l’attends donc à l’arrêt du bus pour lui annoncer le drame .
Céline reste paralysée sur le coup , puis fond en larmes dans mes bras . Un de ses premiers gros chagrin ! Un de ceux que l’on partage mal , si tant est que l’on puisse en partager d’autres …….

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