l' histoire de claude : juste sourire

Pas toujours facile la vie ! Il faut pourtant continuer de sourire...JUSTE SOURIRE

mardi, décembre 12, 2006


Paris
Paris ! Paris où je n’ai jamais été capable d’emmener mon papa, qui en rêvait. Alors j’en profite pour lui et moi ……
Chaque été, Jean – Claude et moi partons passer quelques jours à Paris.
Au départ, j'appréhende réellement ces séjours. Il est de notoriété publique que je déteste la ville, mais Jean – Claude me sécurisant au maximum, m'apprend à apprécier réellement la capitale. Il faut dire que je suis drôlement favorisée. Jamais de transports en commun, toujours en voiture. Jean – Claude conduit à Paris comme moi à Chaumontel.
La première fois, sur la place de la Concorde, je ne brille pas ; J'ai carrément peur qu'on se fasse accrocher. Cinq files de voitures qui tournent à toute vitesse et se déversent dans les avenues et boulevards qui rayonnent autour, me paniquent réellement. Jean – Claude, lui, semble à l'aise comme un poisson dans l'eau. Je dirais même plus : Il m'apparaît pour la première fois parfaitement heureux. Je ressens à ce moment là combien nous sommes différents et me dis que je vais bien avoir du mal à m'adapter à ce dont il a besoin. Il est le vrai citadin et moi la vraie campagnarde ; Je ne peux pas me leurrer et je vais donc devoir faire avec, ou abandonner.
Je ne suis pas du style à lâcher prise facilement, mais pas non plus de celui à jouer la comédie et de ce fait notre premier séjour est un peu gâché par mon manque d'enthousiasme. Je suis même carrément paniquée et me sens affreusement mal, n’aspirant qu’à une chose : rentrer chez moi au plus tôt.
L'hôtel deux étoiles que Jean – Claude a réservé ne me réjouit pas davantage, quoiqu'il soit bien choisi. En effet, il se trouve dans un quartier bien, près de la place d'Italie. Je ne peux que me dire que c'est parfait et pourtant je ne m'y sens pas à l'aise.
Ces inconvénients sont compensés par deux choses toutefois, à savoir par le fait que je sois avec l'homme dont je suis éperdument amoureuse et les visites qu'il me propose. Jean – Claude a l'intelligence de ne pas me noyer dans les visites de musées, ne me proposant que ce qui est susceptible de me plaire et réservant une grande place aux ballades dans les parcs, jardins et zoo. C'est d'ailleurs là que je me ressource.
Chaque retour à la capitale par la suite va se révéler un vrai bonheur. Toujours réticente à partir, je vis, une fois arrivée, ces quelques journées comme une parenthèse heureuse, durant laquelle je découvre mon " mec " attentionné, détendu et heureux.
J'apprends à connaître les lieux, à les apprécier véritablement. Mes préférences vont à la place des Vosges et celle du Tertre, le quartier St Michel et le parc Monceau. Cela se comprend ; je suis attirée, car je m’y retrouve dans ce qui est nature, art et quartiers populaires
Ces rendez – vous dans ces quatre lieux vont faire partie au fil du temps d'un rituel incontournable. Je n'imagine pas monter à Paris sans m'y rendre, pas plus que Jean – Claude ne peut se passer de l'avenue des Champs – Elysées.
Lors de nos montées sur la capitale, il nous programme systématiquement une visite au moins, si ce n'est deux par jour des plus intéressantes et je prends goût à la découverte d'une multitude de belles choses. Ainsi, nous visitons le musée du Louvre et son Carrousel, l'aquarium du Trocadéro, le quartier chinois, le musée de la mode, celui de l'érotisme, le cimetière du Père Lachaise, la trouée verte, le palais de la découverte, la défense, le grand palais, le panthéon et j'en passe. Je n’oublierai jamais non plus Thoiry ou Versailles que nous visitons lors d’un de nos séjours.
Nous prenons nos habitudes dans le quartier St Michel où nous dînons le plus souvent possible et où nous pouvons profiter d'une multitude de spectacles de rue.
Nous adoptons aussi un hôtel où je finis par me sentir chez moi.
Enfin, en même temps que je m'habitue à ce type de vacances, je me sens de plus en plus à l'aise, et je finis par apprendre à aimer cette ville. Je n'ai pas envie d'y séjourner pendant des lustres certes mais me surprends quand même à attendre d'y retourner avec impatience.
J'ai le plaisir d'assister à un spectacle au Moulin Rouge, spectacle que j'offre à mon amoureux pour ses soixante ans. J'espère d'ailleurs pouvoir revivre quelque chose de similaire dans l'avenir, sait – on jamais !
Une année, comble de bonheur, nous partons avec mon copain Ebert. Ma joie est décuplée par sa présence ; nous logeons alors dans un appartement loué au journal où travaille son épouse. Merveilleux souvenir de Ebert à Pigalle et au marché aux puces de St Ouen.
Une autre année, c'est avec Céline et Lou que nous y montons. Grand plaisir aussi, gâché par un mini empoisonnement pour ma fille. La pauvre est malade comme un chien, après avoir ingéré une pizza. Je la vois reprendre le train avec son amoureux, le cœur un peu serré ; je la trouve tellement grande ce soir là.
La dernière à nous accompagner est Audrey, qui apprécie follement de se voir offrir une chambre à l'hôtel pour elle toute seule. Elle est drôle cette Audrey à Paris, charmante, menant sa vie de jeune fille débutante. Un régal pour sa maman.
Un petit regret, je ne suis jamais venue avec mon Emilie. Concours de circonstances !
Je ne peux tout de même pas, décemment, oublier Marie. C’est elle qui est le déclencheur du début de l'histoire, puisque c'est grâce à elle que je retrouve mon amoureux pour la première fois à Paris. Cette fois – ci, la seule nous nous sommes déplacés en train ; Je suis censée accompagner ma copine en réunion du comité d’entreprise. Tu parles d’une réunion. En fait, joli prétexte pour retrouver mon Jean – Claude. Pourtant, je trouve le séjour moins agréable que les suivants sans doute un peu par le manque de confort qui résulte de l'obligation de prendre le métro et les taxis, mais certainement encore beaucoup plus parce que je suis encore mariée à cette époque – là et que j'ai laissé derrière moi époux et enfants. Pas suffisamment tranquille, la mère de famille pour apprécier l'escapade avec son amant et une amie !
Paris est inépuisable. Chaque année, nous découvrons de nouvelles merveilles. Je ne m’en lasse pas mais déplore que Jean – Claude se contente de m’emmener là. J’aimerais voir d’autres choses aussi avec lui, d’autres régions, voir d’autres pays. Peut être plus tard !
J’ai eu le plaisir de le voir m’emmener visiter quelques châteaux de La Loire, L’Alsace, Les Dombes, le zoo de Bâle et j’espère bien qu’il va récidiver en m’invitant à nous rendre dans sa région natale, à savoir la Vendée et en même temps La Bretagne mais quand ?????? Bientôt !
Peut être irons -nous à New – York avant, car c’est son rêve, le rêve du bon citadin qu’il est. Mais où est donc le mien, à moi ? Au Kenya, un superbe safari au Kenya.. Rien d’étonnant pour la campagnarde que je suis, n’est ce pas. Je ne m’y rendrai sans doute jamais, mais ce n’est pas grave. L’idée même est déjà très agréable. Peu importe que le rêve se réalise !